On vit comme on respire…

Meditation

La respiration est qui nous sommes, changer sa respiration c’est se changer soi-même

Chaque respiration a une charge émotionnelle, changer le pattern de la respiration c’est se changer soi-même, se transformer.  L’inspiration c’est accueillir et l’expiration c’est laisser aller, lâcher prise.

Quand les bébés naissent, ils ont une respiration naturelle, douce et profonde. Le bébé utilise son ventre, ses côtés et même le dos pour respirer. Quand l’enfant commence à grandir, à vivre toutes sortes expériences, de stress et des émotions, la respiration change.

Adulte, celui-ci vivra aussi toute sorte d’émotion et des situations qui viendront stimuler sont système nerveux parasympathique (auto guérison) et sympathique (fuite et combat) et la respiration joue un grand rôle en activant ce système. Nous avons tous une respiration naturelle qui change pendant la journée selon nos activités, nos pensées et notre niveau de stress. Cependant, elle revient à la normale entre les stimuli et une fois le stress tombé. La première chose qui change quand nous vivons du stress, c’est la respiration. Toutefois, quand un certain niveau de stress est présent en continu, la respiration n’a pas le temps de revenir à la normale, elle reste perturbée, deviens la norme et le pattern s’installe. Le système nerveux n’est pas fait pour être stimulé chaque minute pendant des heures, voire des jours ou des mois.

Respirer de la mauvaise façon (superficiellement, rapidement et sans rythme) peut contribuer à une mauvaise posture. Cela peut aussi affaiblir les muscles respiratoires, spécialement le diaphragme et empêcher d’évacuer le stress. De plus, le manque d’oxygène chronique active le système nerveux sympathique ce qui crée une augmentation de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque, du rythme de la respiration, de la circulation sanguine vers les muscles et le métabolisme, pour nous préparer à un conflit ou échapper.

La majorité des patterns de la respiration sont l’accumulation des expériences de vie, des traumatismes et des souffrances. Le système nerveux a été conditionné à répéter ces modèles, même s’ils sont dysfonctionnels. Nous devons alors retrouver notre respiration naturelle, celle qui régénère, celle qui active le parasympathique qui fait sont travaille d’auto guérison.

L’être humain respire en moyenne 15 fois par minute, soit 21 600 fois par jour. La respiration donne de l’énergie et nourrit chaque cellule, les muscles, les glandes et le cerveau, en fait tout le corps. Il faut chercher à réduire le nombre de respirations en respirant calmement, profondément et de façon rythmée. La qualité et la durée de vie sont liées à la longueur, à la qualité et au rythme de la respiration.

Nous avons d’un côté la respiration naturelle, inconsciente et involontaire et de l’autre côté, nous avons la respiration contrôlée par les prānāyāmas. Ceux-ci sont des exercices de respiration qui ont pour but l’expansion de notre petit réservoir de prāna par l’allongement, la direction et la régulation du mouvement de la respiration. Le prāna, c’est l’énergie vitale, l’essence de la vie, le principe de la vie, ce qui maintient en vie, ce qui nourrit chaque cellule et lui donne forme. Le but du prānāyāma est d’allonger les respirations pour diminuer le nombre de respirations par minute et de prolonger la rétention de la respiration. Les bénéfices sont nombreux comme l’augmentent de la capacité pulmonaire, stabilise les systèmes nerveux parasympathique et sympathique, revitalise les cellules et les organes, ce qui est bénéfique pour la santé, le bien‐être et la vitalité, favorise l’élimination des toxines par la purification du sang et massent les organes vitaux, produit un rajeunissement des tissus et favorisent les processus de guérison, crée un meilleur équilibre entre le corps, les émotions et les pensées et calment l’esprit et favorisent la clarté mentale, le discernement et la résolution positive des problèmes.

Voici un petit exercice qui peut vous aider à diminuer votre stress, l’anxiété et à retrouver votre respiration naturelle. Placez-vous dans une position confortable (assis ou couché). Prenez quelques minutes pour respirer par le nez et observer votre souffle tel qu’il est, son rythme, sa vitesse, son mouvement, sans le changer. Ensuite après avoir observé, commencez à respirer par le ventre, à l’inspiration le ventre se gonfle et à l’expiration le ventre se dégonfle. Respirez de plus en plus lentement sans forcer, surtout à l’expiration. Après quelques minutes, revenez au souffle naturel, observez-le pendant quelques respirations et sortez tranquillement de l’exercice. Répétez l’exercice autant des fois que c’est nécessaire.

Bonne pratique et restez présent à vous!

Crédit photo: Jean-Francois O’Kane

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